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Le monde d'EstpharniaNe buvez aucun liquide séminal en parlant de votre mari |
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October 26 Je file, je bouge, mais je suis toujours là Enfin presque, car en fait, je suis un peu ici : par ailleurs ... C'est donc plus par ici que vous pourrez me trouver, c'est peut être moins bien, je ne sais pas, mais bon, un B c'est plus joli que de la pub ... September 09 J'avais envie De quoi, je ne sais pas, mais je vous le dis le plus simplement du monde, j'avais envie. J'avais envie de sortir de mon siège, j'avais envie de vomir d'être sur ce bateau, j'avais envie de dormir, de regarder les miroirs chier sur les passants. Mais les miroirs sont partis eux aussi alors j'ai regardé les mannequins fumer des clopes dans les magasins. J'avais envie d'écouter les gloussements des voisines, j'avais envie de dormir dans les bras de maman. J'avais envie de rembobiner le câble rouge, j'avais envie de me mettre contre un mur, j'avais envie de me raser, j'avais envie d'écrire. En voilà une de remplie. August 08 Pari les bérets J'espère que vous aurez compris la blague avec Paris libéré sinon vous n'avez rien à faire ici (non je déconne, j'ai pas beaucoup de clients, alors restez et venez tous les jours, vous recevrez 1 million d'euros dans pas longtemps). Voici une petite tranche de vie que je n'ai pas pu vous conter en temps et en heure faute de connexion internet. Les heures indiquées sont exprimées en heure locale (GMT+2). 06/08/05 : 3h32 Mes très chers amis, à l'heure à laquelle je vous écris, vous vous demandez sans aucun doute ce qui se passe. Et bien je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, mais sachez qu'à côté de moi, ça copule ferme. Mes voisins de chambre l'ont pénétrée (la chambre) à 3h06, heure à laquelle je ne fus pas réveillé car bien trop énervé pour dormir (les soucis sans doute). J'ai entendu un monsieur et une dame rentrer d'une soirée et d'un début de nuit forcément joyeux dans la capitale. J'ai bien soupçonné une jeunesse en phase de découverte lors de l'entrée des protagonistes dans la chambre, mais en entendant les sons profonds* émis par les protagonistes dans les toilettes, j'ai pensé à un jeune couple ayant déjà pas mal de vécu ensemble. J'avais donc pour unique espoir de tomber sur un couple trop habitué à copuler pour vouloir organiser galipette en rentrant de soirée. Ma chance légendaire ne m'a pas quitté ... C'est sur les coups de 3h21, soit** 15 minutes après l'entrée dans l'arène que j'ai entendu une voix cristalline s'élever pour témoigner de la satisfaction ressentie lors de la pénétration (et va et vient sinon ça marche moins bien je crois) d'un corps pas si étranger que cela ... Je me suis rappelé avec émotion ma salle de sport à la selle défaillante; pas le même ressenti je pense. Le monsieur a également témoigné de la satisfaction, moi même j'en aurais sans doute témoigné, compte tenu de la joli voix de la jeune fille (si le ramage se rapporte au plumage). Il est maintenant 3h44, la douche est prise, les esprits se calment, les corps se reposent, les chairs se relâchent. J'angoisse quelque peu à l'idée d'avoir comme compagnon de nuit un couple de sportifs, avec les JO qui commencent on est pas à l'abri d'avoir des grandes périodes d'entrainement. Pour calmer le temps et mes ardeurs, je regarde Arthus Bertrand qui regarde la terre vue du ciel, c'est sympa mais ça ne me calme pas plus que cela ... *en référence à Bobby Peru dans Sailor and Lula (D. Lynch) **(oh ! j'interromps le récit car le corps à corps est terminé, j'entends le son réconfortant d'une douche venant conclure les ébats) En analyse froide et brutale, l'activité sexuelle s'est déroulée entre 3h11 et 3h39 soit 28 minutes orgiaques. Pendant ce temps là, moi j'écrivais des trucs qui seront jamais lus, tout en regardant d'un œil distrait un gus grisonnant qui me parlait de geyser et de flotte. Quelle chance ... July 17 A bouffer du foin : expérience chamanique Je pensais avoir connu ou imaginé pas mal de choses sordides. Mais je dois dire que ce soir, je suis assez content d'avoir fait une bien belle découverte ! Envoyé spécial diffuse en cette belle soirée estivale un reportage qui fleure bon l'intelligence humaine ... C'est l'histoire d'une bonne dizaine de personnes intelligentes qui décident d'aller passer un séjour d'une dizaine de jours dans un pays d'Amérique Latine (sorry j'ai pas tout écouté) pour faire quelque chose de fabuleux, une expérience chamanique. Pour faire rapide : - les gus arrivent dans cette contrée reculée en ayant au préalable : - pas bouffé de barbaque, - pas fait je sais plus quoi, - pas fait de cul non plus car c'est super dur et qu'il faut arriver grave zen. - une fois arrivés, les gus boivent un truc dégueulasse qui les fait dégueuler énorme parce qu'il faut qu'ils se vident (ah oui d'ailleurs les gaziers dorment pas non plus depuis leur départ), - une fois qu'ils sont bien vidés, qu'ils ont rien bouffé, qu'ils n'ont pas dormi depuis 3 jours, on les fout tous dans une cabane et on leur fait boire des trucs qui sont hallucinogènes (l'ayahuaska). Pendant la cérémonie, un toquard qui a l'appellation de Chaman car il a du faire des études de chamanerie chante des trucs bien lourdingue, ce qui permet à nos joyeux voyageurs (qui n'ont pas bouffé depuis pas mal de temps (qui ont dégueulé tripes et boyaux avant) et qui n'ont pas dormi depuis trois jours) de faire une expérience extraordinaire qui les amène au plus profond d'eux mêmes et qui les guérit ... Ah bon. Pendant le reste du séjour, ils bouffent de la décoction de plantes à la con, et le soir, ils refont des cérémonies avec de l'ayahuaska sous contrôle du Docteur en chamanie. A un moment, les gens doivent s'isoler et ne plus se parler pendant trois jours ... Comme c'est très dur, au bout de quelques heures, ils craquent (...), mais bon apparemment ça fait pas trop chier le Master chaman qui leur fait prendre une douche en maillot de bain à la place ....Et à la fin, ils terminent par une septième cérémonie de défonce collective avec double dose pour l'abrutie qui n'a pas trouvé la voie ... Et là elle se prend pour un jaguar. Ah bon. A la fin de la fin, tous les participants disent qu'ils ne regrettent pas leur voyage, que c'est super et tout et tout. Forcément ils vont pas dire qu'ils ont les boules d'avoir dépensé leurs smic (je suis médisant, il y avait un docteur dans l'affaire) pour dégueuler, bouffer du truc vert et être défoncé le soir sous fond de DJ chaman ... Mon conseil du jour si vous voulez economiser de la thune : arrêtez de bouffer pendant une bonne semaine, partez courir comme un toquard dans la montagne, bouffez vous un champignon vénéneux pour vous vider ... Et fumez un truc quelconque qui vous passe sous la main (n'hésitez pas à vous munir d'une bonne musique de merde que vous passerez en boucle dans les oreilles), recommencez pendant 7 jours et c'est gagné. Pour le souvenir de vacances, trouvez vous un péruvien sur Facebook et demandez lui une carte postale à la con. Voilà un bon plan pour la relance du pouvoir d'achat ... July 15 En prenant le temps Ouais, je pense que j'aurais pu le prendre, ou peut être qu'il aurait été plus judicieux de le laisser filer. Quoi qu'il en soit, il est passé trop vite, ce temps d'échange fort troublant. Je regardais comme à l'accoutumée mes pieds posés sur une table achetée dans un coin de ciel bleu. Est-ce que j'étais présent, ou juste absent, parti sans laisser l'adresse à la personne considérée ? Non, j'étais juste là, à regarder mes pieds. Les pieds, c'est toujours pratique d'en avoir deux, histoire de conserver un peu d'équilibre lorsque l'on vient à perdre pieds ... Je ne les ai pas perdus, me suis juste emmêlé les pinceaux, et sans prédisposition particulière pour l'art pictural, le tableau n'en est fatalement que plus moche. L'angoisse de la page blanche ne m'a pas quitté, ma nuit ne le fut pas tant, un réveil matinal sur les coups de quatre heures. J'ai regardé les jeunes filles se rhabiller, terminer leurs dernières passes, récolter leur menue monnaie. Mais avec le temps qui passe, à raconter mes bêtises, je ne sais que dire, sinon que j'ai du repassage à faire. |
Ne soyez pas timides, laissez moi un témoignage humide et tiède de votre passage
Nathalie CCwrote:
Aug. 25
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