Rgi's profileLe monde d'EstpharniaPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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October 26 Je file, je bouge, mais je suis toujours là Enfin presque, car en fait, je suis un peu ici : par ailleurs ... C'est donc plus par ici que vous pourrez me trouver, c'est peut être moins bien, je ne sais pas, mais bon, un B c'est plus joli que de la pub ... September 09 J'avais envie De quoi, je ne sais pas, mais je vous le dis le plus simplement du monde, j'avais envie. J'avais envie de sortir de mon siège, j'avais envie de vomir d'être sur ce bateau, j'avais envie de dormir, de regarder les miroirs chier sur les passants. Mais les miroirs sont partis eux aussi alors j'ai regardé les mannequins fumer des clopes dans les magasins. J'avais envie d'écouter les gloussements des voisines, j'avais envie de dormir dans les bras de maman. J'avais envie de rembobiner le câble rouge, j'avais envie de me mettre contre un mur, j'avais envie de me raser, j'avais envie d'écrire. En voilà une de remplie. August 08 Pari les bérets J'espère que vous aurez compris la blague avec Paris libéré sinon vous n'avez rien à faire ici (non je déconne, j'ai pas beaucoup de clients, alors restez et venez tous les jours, vous recevrez 1 million d'euros dans pas longtemps). Voici une petite tranche de vie que je n'ai pas pu vous conter en temps et en heure faute de connexion internet. Les heures indiquées sont exprimées en heure locale (GMT+2). 06/08/05 : 3h32 Mes très chers amis, à l'heure à laquelle je vous écris, vous vous demandez sans aucun doute ce qui se passe. Et bien je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, mais sachez qu'à côté de moi, ça copule ferme. Mes voisins de chambre l'ont pénétrée (la chambre) à 3h06, heure à laquelle je ne fus pas réveillé car bien trop énervé pour dormir (les soucis sans doute). J'ai entendu un monsieur et une dame rentrer d'une soirée et d'un début de nuit forcément joyeux dans la capitale. J'ai bien soupçonné une jeunesse en phase de découverte lors de l'entrée des protagonistes dans la chambre, mais en entendant les sons profonds* émis par les protagonistes dans les toilettes, j'ai pensé à un jeune couple ayant déjà pas mal de vécu ensemble. J'avais donc pour unique espoir de tomber sur un couple trop habitué à copuler pour vouloir organiser galipette en rentrant de soirée. Ma chance légendaire ne m'a pas quitté ... C'est sur les coups de 3h21, soit** 15 minutes après l'entrée dans l'arène que j'ai entendu une voix cristalline s'élever pour témoigner de la satisfaction ressentie lors de la pénétration (et va et vient sinon ça marche moins bien je crois) d'un corps pas si étranger que cela ... Je me suis rappelé avec émotion ma salle de sport à la selle défaillante; pas le même ressenti je pense. Le monsieur a également témoigné de la satisfaction, moi même j'en aurais sans doute témoigné, compte tenu de la joli voix de la jeune fille (si le ramage se rapporte au plumage). Il est maintenant 3h44, la douche est prise, les esprits se calment, les corps se reposent, les chairs se relâchent. J'angoisse quelque peu à l'idée d'avoir comme compagnon de nuit un couple de sportifs, avec les JO qui commencent on est pas à l'abri d'avoir des grandes périodes d'entrainement. Pour calmer le temps et mes ardeurs, je regarde Arthus Bertrand qui regarde la terre vue du ciel, c'est sympa mais ça ne me calme pas plus que cela ... *en référence à Bobby Peru dans Sailor and Lula (D. Lynch) **(oh ! j'interromps le récit car le corps à corps est terminé, j'entends le son réconfortant d'une douche venant conclure les ébats) En analyse froide et brutale, l'activité sexuelle s'est déroulée entre 3h11 et 3h39 soit 28 minutes orgiaques. Pendant ce temps là, moi j'écrivais des trucs qui seront jamais lus, tout en regardant d'un œil distrait un gus grisonnant qui me parlait de geyser et de flotte. Quelle chance ... July 17 A bouffer du foin : expérience chamanique Je pensais avoir connu ou imaginé pas mal de choses sordides. Mais je dois dire que ce soir, je suis assez content d'avoir fait une bien belle découverte ! Envoyé spécial diffuse en cette belle soirée estivale un reportage qui fleure bon l'intelligence humaine ... C'est l'histoire d'une bonne dizaine de personnes intelligentes qui décident d'aller passer un séjour d'une dizaine de jours dans un pays d'Amérique Latine (sorry j'ai pas tout écouté) pour faire quelque chose de fabuleux, une expérience chamanique. Pour faire rapide : - les gus arrivent dans cette contrée reculée en ayant au préalable : - pas bouffé de barbaque, - pas fait je sais plus quoi, - pas fait de cul non plus car c'est super dur et qu'il faut arriver grave zen. - une fois arrivés, les gus boivent un truc dégueulasse qui les fait dégueuler énorme parce qu'il faut qu'ils se vident (ah oui d'ailleurs les gaziers dorment pas non plus depuis leur départ), - une fois qu'ils sont bien vidés, qu'ils ont rien bouffé, qu'ils n'ont pas dormi depuis 3 jours, on les fout tous dans une cabane et on leur fait boire des trucs qui sont hallucinogènes (l'ayahuaska). Pendant la cérémonie, un toquard qui a l'appellation de Chaman car il a du faire des études de chamanerie chante des trucs bien lourdingue, ce qui permet à nos joyeux voyageurs (qui n'ont pas bouffé depuis pas mal de temps (qui ont dégueulé tripes et boyaux avant) et qui n'ont pas dormi depuis trois jours) de faire une expérience extraordinaire qui les amène au plus profond d'eux mêmes et qui les guérit ... Ah bon. Pendant le reste du séjour, ils bouffent de la décoction de plantes à la con, et le soir, ils refont des cérémonies avec de l'ayahuaska sous contrôle du Docteur en chamanie. A un moment, les gens doivent s'isoler et ne plus se parler pendant trois jours ... Comme c'est très dur, au bout de quelques heures, ils craquent (...), mais bon apparemment ça fait pas trop chier le Master chaman qui leur fait prendre une douche en maillot de bain à la place ....Et à la fin, ils terminent par une septième cérémonie de défonce collective avec double dose pour l'abrutie qui n'a pas trouvé la voie ... Et là elle se prend pour un jaguar. Ah bon. A la fin de la fin, tous les participants disent qu'ils ne regrettent pas leur voyage, que c'est super et tout et tout. Forcément ils vont pas dire qu'ils ont les boules d'avoir dépensé leurs smic (je suis médisant, il y avait un docteur dans l'affaire) pour dégueuler, bouffer du truc vert et être défoncé le soir sous fond de DJ chaman ... Mon conseil du jour si vous voulez economiser de la thune : arrêtez de bouffer pendant une bonne semaine, partez courir comme un toquard dans la montagne, bouffez vous un champignon vénéneux pour vous vider ... Et fumez un truc quelconque qui vous passe sous la main (n'hésitez pas à vous munir d'une bonne musique de merde que vous passerez en boucle dans les oreilles), recommencez pendant 7 jours et c'est gagné. Pour le souvenir de vacances, trouvez vous un péruvien sur Facebook et demandez lui une carte postale à la con. Voilà un bon plan pour la relance du pouvoir d'achat ... July 15 En prenant le temps Ouais, je pense que j'aurais pu le prendre, ou peut être qu'il aurait été plus judicieux de le laisser filer. Quoi qu'il en soit, il est passé trop vite, ce temps d'échange fort troublant. Je regardais comme à l'accoutumée mes pieds posés sur une table achetée dans un coin de ciel bleu. Est-ce que j'étais présent, ou juste absent, parti sans laisser l'adresse à la personne considérée ? Non, j'étais juste là, à regarder mes pieds. Les pieds, c'est toujours pratique d'en avoir deux, histoire de conserver un peu d'équilibre lorsque l'on vient à perdre pieds ... Je ne les ai pas perdus, me suis juste emmêlé les pinceaux, et sans prédisposition particulière pour l'art pictural, le tableau n'en est fatalement que plus moche. L'angoisse de la page blanche ne m'a pas quitté, ma nuit ne le fut pas tant, un réveil matinal sur les coups de quatre heures. J'ai regardé les jeunes filles se rhabiller, terminer leurs dernières passes, récolter leur menue monnaie. Mais avec le temps qui passe, à raconter mes bêtises, je ne sais que dire, sinon que j'ai du repassage à faire. July 10 Si t'as Sion. Le temps passe tellement moins vite quand on a le temps de le regarder passer. La religion est la plus grande des excuses, elle vaut bien quelques sacrifices. Promis dès que j'en trouve d'autres, je les rajoute. Mais ma créativité à ses limites que ma créatine ignore (pourtant je suis pas blond). July 05 Panique at the salle Comme presque chaque samedi matin, je pédalais dans une salle
stroboscopée. C'est avec grand sérieux que j'attaquais de la pédale
tout en commençant ma légère sudation. C'est aux alentours de la
deuxième musique d'ambiance que je me rendis compte qu'une protubérance
étrange gesticulait entre mes jambes. Evidemment, j'aurais pu penser
que mon anatomie me jouait des tours, mais quand même faut pas pousser
... J'ai rapidement compris que j'avais été victime d'un attentat à la
selle piégée. Quelques infâmes salopiauds sont venus en découper une partie, afin qu'elle rompe sous les assauts répétés du
sportif accompli (...) que je suis. Dès lors, je devins acteur d'un film à grand suspense. Je redoutais la déchirure finale, qui viendrait mettre à jour une structure oblongue et pénétrante. Soucieux de mon intégrité physique j'espérais que la résistance des matériaux m'accorde sa clémence jusqu'à la fin. Chanceux comme je suis, je suppose que c'est mon espoir qui a achevé la selle. La suite ne fut que souffrance et humiliation publique ... Mais comme je suis courageux, j'ai fermé les yeux, j'ai effectué un peu de méditation transcendentale et je profitais de l'exaltation collective des "héhéhé" pour exprimer toute ma détresse (un peu dans les fims horribles à la scream ou il y a un type qui se fait truscider et que personne s'en rend compte). Pour tenir jusqu'à la fin, j'ai pensé à cette très chère Chantal Lauby "Quand le viol devient inévitable, décontracte toi et profite". J'ai pensé aux personnes prisonnières dans la jungle, cela m'a donné du courage. Et comme tous les autres j'ai gravi la montagne. Que de nouvelles expériences accumulées en 45 minutes ! C'est définitivement mon truc préféré ce RPM. July 02 Pétition contre les pétitions Mes amis (...) je suis colère en cette belle soirée d'été. C'est sous le coup de l'émotion que je vous écris de cette petite chambre qui m'accueille l'espace de quelques jours. J'ai en effet décidé de gouter l'air rosé du sud, on m'a dit que cela fait du bien aux briques. Je suis allé me promener, à la recherche d'images bateaux qui ne vont pas sur l'eau, car le papier n'a pas de jambes. C'est sur une place capitale avec faute d'orthographe que j'ai souhaité poser mon oeil. Quelle chance, une manifestation avait lieu. Une bien belle manifestation, organisée par une organisation internationale amnistiée. Il y avait des gens qui avaient des masques et des ballons. Moi, j'ai tout de suite compris qu'ils allaient se mettre nus et faire du sexe de groupe, alors j'ai sorti mon appareil. En fait non, les gens ils lâchaient leur ballon (les boules) et après ils tombaient par terre mais pas trop fort. Il y avait une fille avec une voix pourrie qui disait des noms, et un type qui faisait des boung avec ses baguettes sur une toile tendu, un peu genre un tambour. J'ai trouvé que c'était assez sordide, mais bon c'était contre la peine de mort, donc c'était du sérieux. Cette manifestation qui faisait état des exécutions effectuées au titre de la justice. J'ai tout écouté, et toutes les exécutions énoncées se sont passées aux Etats-Unis. Il n'y a donc pas d'exécution en Chine. Sinon, ils en auraient parlé non ? Alors que je commençais à tripoter avec une légère frénésie mon appareil, voilà qu'une dame en noir (donc assortie à la cause ...) vint me voir, non pas pour me demander si mes photos étaient belles, mais pour me demander de signer un papier. Pas de chance, je ne signe jamais rien (question de principe, c'est un coup à se retrouver sur internet à avoir signé contre l'euthanasie d'un chien neurasthénique). Voilà-t-y pas que cette délicieuse mange son sourire et me demande sèchement de ne pas prendre de photos. J'ai trouvé cela d'une terrible intolérance. Pour un peu, elle m'aurait exécuté, CQFD. Quoi qu'il en soit, je revendique mon droit à une liberté de penser, comme mon ami qui s'est fait voler ses meubles, et je revendique mon droit à ne pas passer pour un affreux réactionnaire dès lors que je ne suis pas soumis à la volonté d'autrui. Quel affreux revendicateur je fais ..... June 18 Maitre de la couleur Aujourd'hui, j'ai ouvert les yeux et j'ai vu de la lumière lorsque j'ai appuyé sur un bouton, j'ai donc compris que j'étais vivant. J'ai vu bleu au petit matin, pas de thé à me mettre sur les reins. Un café rose pour le réveil, un jus de magenta pour la vitamine C. Ce matin, comme par hasard il y avait de la neige bien cyan, comme tous les 18 juin, j'ai du sortir ma pelle, que dis-je : LA PELLE du 18 juin. J'ai regardé le ciel qui était bizarrement rouge, j'ai regardé les journaux, j'ai vu Lagerfeld en marron et puis j'ai croisé la jolie dame en cyan, j'en ai eu l'oeil tout étiré. Et de nouveau du violet, violet comme le post-it reçu, post-it qui m'a rendu jaune. Je suis rentré de ma rosaille verdâtre pour m'agenouiller devant le bordeaux de la vache. Et j'ai vu les rouges rentrer de l'euro. Moi je m'en fous du foot, alors je ne broie pas du rose, je vois la vie en noir. Bordel que c'est chiant d'être daltonien. June 08 Les muses de Méline (partie 1)Ceci n'est pas une promotion, certainement pas de la publicité, un lien pour partager, car pour une fois, nullement besoin de payer pour se faire une idée. Si c'est pas de l'altruisme tout cela : Les muses de Méline (partie 1). N'hésitez pas à visionner, cela vaut le coup d'oeil. Le début de l'histoire C'est le début de l'histoire de Méline, une jeune fille bourrée de mélanine parce qu'elle est brune. Elle vit dans un environnement particulier, avec des trains qui ne sont pas bloqués car les gens se lèvent tôt et qu'il y en a qui les bloquent pas. Méline travaille dans la viande avec Fred et Omar. Méline a une soeur qui a une vie toute bien. Méline a une mère qu'elle oublie d'appeler et un père qui connait le terme anticonstitutionnellement et qui s'en sert pour expliquer la République. Méline, elle vit dans un environnement sonore étrange, outre ses trains trains, elle a un réveil (qu'elle prend soin de régler à 9h31 car tout comme moi, elle est adhérente au front de libération des horaires ne se terminant pas par 0 et 5), elle a une télévision qui ne diffuse que la voix d'une personne que je crois avoir déjà entendue. Méline fait des rêves dans lesquels il y a des filles (des muses, d'où le titre) qui lui disent des choses et qui lui permettent de refouler quelques pulsions "familiales". Méline vit seule, ça a pas forcément l'air de l'emmerder, mais un peu quand même. Méline semble quand même s'ennuyer un peu, et un jour délicieux comme tous les autres, un monsieur à lunettes sonne chez elle pour parler des problèmes de la société, youpi, ça fait de la visite, mais on verra plus tard. Mon avis Je trouve que tout cela est graphiquement joli, avec des cadrages sympatoches comme tout, mon oeil en palpite de joie (ce qui est en principe mauvais signe pour ma santé). C'est du noir et blanc, c'est très agréable. Visuellement écrivant, c'est un grand oui. Pour le jeu d'acteures (oui un e car ce sont majoritairement des filles) je ne suis pas totalement convaincu, certaines scènes respirent trop la présence d'une caméra à mon gout. Idéologiquement parlant, j'attends la suite. Je ne comprends pas pourquoi la télévision passe toujours le même programme, cela me dérange quelque peu, voire beaucoup. Si je conseille vivement de voir cette première partie, j'attends les autres pièces pour voir si le puzzle n'a pas de pièces en double. June 05 Rencontre avec Joe BlackC'est un film vachement bien, c'est un peu une histoire de love mais c'est triste parce qu'il y a la mort. C'est tordu, mais je vais tout bien y expliquer. The Story (je prends des cours d'anglais avec une professeur à la poitrine abondante qui menace de me faire mourir par asphyxie si je ne révise pas) : C'est l'histoire du gus qui va mourir, alors la mort vient le chercher. Comme la mort s'emmerde ferme, elle prend l'apparence d'un gus et demande au gros qui doit crever de la guider dans la vie. Alors là vous criez au scandale car vous ne voyez pas l'amour dans l'affaire. J'y viens. En fait la mort prend l'apparence d'un gus que la fille du gars qui va dead (elle s'appelle Suzan) a rencontré le matin même dans un café du coin d'une rue. Et la fille du gars qui va dead, elle a sérieusement flashé sur le gars qui s'est fait écraser quelques minutes après la rencontre, ce même gars qui sert d'enveloppe charnelle à la mort. Résultat des courses, the daughter du gars qui doit mourir vit à côté de celui qu'elle croit être le coup de foudre du matin alors que c'est la mort. De son côté, la mort, elle vit dans la baraque avec le gars qui va dead et il découvre des trucs incroyables, du style le beurre de cacahouète (le film ne dit pas s'il n'essaye pas de se oindre des orifices avec), et fatalement, il découvre aussi la fille of the guy qui va dead. Et alors me direz vous ? Et bien c'est joli comme tout, la fille of the guy who is about to die elle tombe in love de la mort. Et la mort elle fait un peu pareil. Donc ça love sec, ça love ferme, surtout dans la swimming pool of the house. Moi ça m'excite beaucoup, mais pas trop quand même, car faut pas déconner c'est la mort. A la fin, la mort elle s'en va accompagnée du gars qui dead à la fin of course. Mais la mort qui en enlève un en fait revenir un autre, à savoir le gars qui s'est fait écraser au début of the movie. Et l'autre buse du gars qui est dead elle voit l'autre (qui n'est plus la mort hein) arriver comme une fleur, et elle lui tombe dans les bras. Forcément l'autre il est content, il est pas revenu à la vie depuis 5 minutes qu'il roule des galoches à une jolie fille. Au fait, le gus qui fait la mort est joué par Brad Pitt. Moralité: ils auraient pris Bernard Menez, ça aurait eu moins d'impact. Mon avis C'est gentil, cute tout plein, le type qui joue le gars qui va dead c'est le même qui fait Hannibal Lecter, donc il joue bien le gars qui va mourir. La fille qui joue est délicieuse de fraicheur, elle en a le nose qui semble tout le temps enrhumé c'est too mignon. Brad Pitt, je mentionne juste qu'il est très moche et ridicule. Il y a de la jolie music comme il y en a dans les feuilletons de la 6 le sunday fraise. D'ailleurs ça ressemble quand même violemment à un sunday fraise. C'est assez long, il y a bien évidemment beaucoup de longueurs, donc on a le droit de s'endormir on n'en perdra pas le fil pour autant. Moralité : J'espère qu'avec un tel billet, je suis sursitaire à l'étouffement par la mistress ... May 31 VoisinageElle est morte, m'en doutais, je la voyais pas beaucoup avant, je la voyais plus depuis pas mal de temps. Les enfants sont venus pour faire du rangement, j'ai pas compris comment. Les gendarmes sont venus, il est parti dans un petit une pièce sur cour. La femme reste blonde et regarde les boites aux lettres. Je ne sais pas ce que devient la petite fille, mais elle part pas avec des bonnes conditions initiales. Le 27 mai, c'était la fête des voisins. May 26 La salle de sport (partie 2)Mes très chers amis (au prix ou je vous paye pour venir lire mes déjections, c'est la moindre des choses que je vous affuble d'un tel adjectif), il y a trois mois, je faisais état de mes occupations quotidiennes dans un univers hanté par des machines démonstratées par des conseillers sportifs et machinées par des névrosés psychopathes obsessionnels du gonflement de la masse musculaire (et du fessier pour ce qui me concerne). Après cette excellente introduction, je me dois de vous faire part de la remontée de mes sens, et notamment de la vue. Alors que je pousse, que je tire ou que je lève des poids (sur la lune ça serait moins chiant ...), je regarde mes camarades de thérapie; je n'aime pas trop me regarder dans la glace parce que je suis très beau (et surtout parce qu'on pourrait me voir), alors je me contente de temps en temps un petit coup d'oeil discrétos mais néanmoins admiratif vers la magnifique musculature qui vient protéger mon esprit prolifique à l'intelligence rare. Bref, si mes instincts reproducteurs m'amènent souvent à regarder les filles, jeunes ou plus anciennes, je dois avouer que ce ne sont pas mes sujets favoris. Pour faire rapide, nous avons la jeune et jolie princesse qui vient découvrir les joies d'un club de remise en forme, les joies de la discute avec des amis que l'on peut se faire rapidement sous réserve d'avoir certaines qualités (faut pas déconner non plus), et nous avons la jolie princesse moins jeune, qui connait bien les chorégraphies, les tenues règlementaires, les sourires convenus, qui est dotée d'une musculature extrêmement propre et profonde. Ces personnes sont expertes dans le regard en coin et dans la discussion entre personnes de la tribu des princesses belles mais moins jeunes. Après, après, après, il y a les hommes et là c'est plus sympa (faut dire que j'ai la chance (et oui mesdames) d'admirer ces cervidés dans les points d'eaux au moment de la toilette). La tenue n'a rien à envier aux princesses, avec différents styles : - le branché, au pantalon qui est joli et qui tombe bien, le haut que l'on préfèrera suffisamment moulé pour épouser la structure obtenue, la basket que l'on appréciera à semelle fine (qui peut servir de dancing shoes en cas de danse impromptue), - l'exhibitionniste, avec un haut que l'on prendra soin de choisir une taille en dessous de la normale, la basket qui montre que l'on est quelqu'un de bien, et un cuissard qui doit assurer une pleine visibilité du vigoureux appareil reproducteur, - le basketteur, qui a des vêtements amples aux couleurs de l'équipe favorite dès fois qu'il y aient des paniers qui se montent par l'opération du sein de la princesse, - le sportif accompli (qui a parcouru 20 fois le désert du ténéré à cloche pied ou qui fut l'ancien joueur d'une équipe qui fut championne du monde dans une dimension insoupçonnée) qui prend plaisir à revêtir avec une insolente ostensibilité le T-shirt mémorial de ses exploits, - les gens qui ont décidé de rester "neutres" dans cet empire de testostérone dont je ne parlerai pas plus vu qu'on s'en fout ils sont "normaux", - le toquard qui a trouvé un T-shirt à l'arrache mais propre quand même (avec des trous dedans, mais il y peut rien, il aime les mites), qui a des pompes de clochard et qui prend plaisir à regarder tout le monde dans la salle de gym ... Au prochain chapitre, je vous parlerai des odeurs, on croirait pas, mais il y a des choses à écrire. May 11 Voilà ce que je suisVotre résultat: Tu es Iron Man
En gros, une espèce de boite de conserve volante, c'est ridicule ! May 05 Inexactitude temporelle Il ne faudra pas chercher une signification à un tel titre, c'est un truc de merde qui m'est venu en tête, alors j'ai préféré me débarrasser de ces mauvaises odeurs en le la les jetant sur la toile. Voici le mois de mai, j'espère que chacun aura pris soin d'acheter clochette à sa cloche, moi comme je n'en ai pas, je suis allé voir les clochers, c'était joli mais quelque chose clochait, c'est que ça sonnait pas, normal que l'on m'a dit les cloches elles sont parties. Les anges aussi sont partis, je les ai regardés galoper à tire d'aile, manger les restes du chien en narguant les oiseaux, s'enfuir dans les montagnes pour s'ennivrer de neige et regarder Polux picoler au tonneau de son Saint Bernard d'amant. Sans cloche ni ange à mes côtés, j'ai préféré dormir, ça fait passer le temps, j'ai fait un rêve ... Il était temps. Tout cela pour dire que c'est le mois de mai, en mai je fais ce qu'il me plait, donc je vous laisse un poème que s'il vous plait pas c'est pareil ! Tout a été dit cent fois "Tout a été dit cent fois, Et beaucoup mieux que par moi. Aussi quand j’écris des vers C’est que ça m’amuse C’est que ça m’amuse C’est que ça m’amuse et je vous chie au nez." Boris Vian April 29 Parce que j'avais le tempsOu je ne l'avais pas, je suis parti chercher des cerises tomates (ce sont des cerises en plus gros, le noyau l'est également c'est très dangereux pour les enfants). J'avais également récupéré des boissons non alcoolisées, histoire que la fête soit plus folle. Comme il y avait eu dimanche, je me suis dit qu'il était bon de ranger, on n'est jamais à l'abri d'avoir la visite d'un inconnu. Mais pas de lessive ce coup-ci, la machine à laver j'aime pas trop, alors j'évite. Comme ils disent dans le film, il faut suivre le lapin blanc... Moi cela fait bien longtemps que je l'attends. Etait-ce un rêve ? Ce soir là, alors que je regardais tranquillement mes albums photos de nounours (oui j'ai des nounours que je séquestre depuis de nombreuses années, je les fais se reproduire entre eux, la consanguinité c'est rigolo ...), j'ai vu le lapin blanc. J'ai cherché à le suivre, mais il est parti avec son petit cul noir dans la forêt, tout près du château de la reine ... Je l'aime bien ce lapin blanc, le voir de temps en temps, en rêve parfois, imaginé souvent. Moi tout derrière et lui devant ..... April 27 C'était un 25 avrilIl faisait chaud, terriblement lourd en fait. Un ciel qui n'avait fait que se griser les quelques jours précédents mon arrivée dans un lieu chouette où j'allais m'enfermer pendant deux jours. J'avais mal au ventre en conduisant (sans doute une chiasse qui couvait) et je n'avais pas très faim. Et puis avant de m'enfermer dans la salle, j'ai eu la joie de profiter d'une borne internet en libre service. Un coup d'oeil à mon courrier, rien de nouveau ??? Si, un message, de la princesse: "Je ne viendrai pas ...". Il m'a fallu attendre deux jours et me retrouver seul pour comprendre ce que j'avais saisi en un dixième de seconde et que j'avais muri depuis près d'une semaine. C'est un 25 avril que le fabuleux manège dans lequel je tournais trop vite s'est brisé, me propulsant dans un monde que je ne connaissais pas. Ce n'est pas parce que le bras du manège s'est brisé que j'ai perdu ma vitesse de rotation. Je n'ai fait que partir au loin, je tourne encore, je tourne toujours ... April 20 L'année dernièreLe temps était tout aussi crade qu'aujourd'hui, enfin non, il faisait beau et chaud. Mais j'étais plutôt au gris souris ces jours derniers. Comme on dirait, I was posing me some questions. En fait non, je ne m'en posais pas plus que cela. Mon nénuphar avait décidé de pousser, et je me doutais bien qu'il allait falloir de nouveau m'opérer. Toujours cette sale sensation, et cette même difficulté à respirer. Google était mon ami, je savais où elle se trouvait, ma princesse médusée. J'en étais rassuré. Je m'adonnais à mon activité dominicale des jours de fête. J'étais dans la pièce d'à côté, un bip bip m'indiquant qu'une personne attentionnée souhaitait me communiquer quelque chose. "Tout se passe merveilleusement ...". Soulagement et bonheur fugitif, de quelques secondes ; maudit nénuphar. April 05 C'était un 4 avrilJe pris mon train train, puis mon train train du dessous de la ville qui ressort au bout d'un moment le long d'une sinueuse rivière polluée. Il faisait nuit à mon arrivée sur les lieux, on ze road again, plaisir suprême, un mac do en manger. Ce génial mac do jugé par la méduse après l'ingurgitation: "c'était dégueulasse quand même". Toujours la-même délicieuse de ces petites phrases ... Je l'ai vue à la télé, mignonne et décontenancée par les questions d'une journaliste espiègle, touchante dans ses réponses ... Je l'ai vue danser, touchante de mal de tête gracieux. Des calques à expliquer, un jet d'eau à flouter, un lit dans lequel se vautrer. Le thé du matin, la méduse encore peu réveillée, angoissée par mon départ. "Embrasse moi les seins" ; un dernier, un regard, un dernier, le dernier ? Impossible à imaginer. C'était un 5 avril. April 03 Croire Quand j'étais petit, ma grand-mère m'aimait beaucoup. Tous les dimanches, alors que mère venait me récupérer, elle répondait toujours systématiquement par l'affirmative aux interrogations de la belle-doche :"bien sur, on vous le ramène la semaine prochaine". Moi j'étais content, mais bien souvent, alors que maman avait dit qu'elle me ramènerait, elle ne le faisait pas. Quand j'étais petit et que je racontais des mensonges à mère, je prenais ce que l'on appelle en terme technique des volées. La théorie de l'expérience m'a rapidement fait comprendre qu'il était bon de ne pas mentir. Alors je me suis dit que cela devait même être bien, donc je me suis dit que je ne mentirais point (sur ce coup-là j'ai eu du cul, ça me faisait un truc en moins à apprendre au cathé). Quand j'étais petit, je voyais bien qu'il y avait beaucoup de gens qui mentaient, ma mère en premier. Je lui faisais remarquer, ce qu'elle jugeait assez insolent, et lorsque je devenais trop insistant sur le sujet, j'en prenais une pour témoigner qu'il n'est jamais bon d'insister. Aujourd'hui, j'ai grandi, pensant qu'avec le temps, le mensonge pourrait s'effacer. Et puis non, chaque jour que le petit Jésus fait, je me rends compte que chacun aime bien le mensonge, moi j'aime pas, alors je ne le pratique pas. Ce n'est pas pour cela que je prends plus des baffes, parce que j'ai toujours tendance à insister ............ |
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