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3月30日 La salle de sport C'est un truc assez grand dans lequel je transpire beaucoup. Il parait que c'est bien, moi cela me permet de galber mon fessier (une obsession sans doute) et le reste et puis surtout, cela me permet de ne pas penser. C'est avec délectation que je vais chaque soir (ou presque) dans ces vestiaires ou je discute intensément avec tout le monde en disant bonjour. Une fois changé (un short, un T-shirt toujours classe, des baskets hors d'usage), je rentre dans l'arène. Je commence par du bicloune, ça fait mal au cul, mais bon, il parait que c'est chouette (le tapis à courir, j'évite, ça ferait mauvais genre de faire un mauvais pas). Après, je vais prendre des poids et j'essaye de les soulever ou de les pousser ou de les tirer (au choix). C'est assez con comme concept, mais bizarrement ce genre de stupidité me permet de m'enfuir d'une farandole que j'ai du mal à supporter. Je soulève des poids, c'est ridicule et en plus, à côté des professionnels qui sont bien habillés et tout, j'ai un peu la honte, mais je suis moins rouge qu'eux. A la fin de ma séance de gonflage modéré, je rejoins le vestiaire, et quand j'ai vraiment le fun en moi, je rejoins le sauna. J'aime bien le sauna, enfin non, j'ai un peu peur des gens que l'on peut croiser là dedans (ma culture cinématographique m'influence sans doute un peu trop ...). Après 10 minutes passées à suer pas pareil qu'avant, je dis au revoir aux téméraires, je me rhabille, je me félicite d'avoir passé une heure et demi à deux heures sans tourner en rond dans ma cage. Un salut à l'accueil, et je me promets d'y retourner le lendemain, histoire de pouvoir avoir mes deux heures de vide. Ca c'est le cadre général. Comme dans toute thérapie, il y a les têtes à têtes avec son psy, et il y a les thérapies de groupe. J'assiste parfois à ces séances de reconstruction collectives, du plus calme au plus violent : Le body balance : ça c'est un peu super cool comme cours, on fait semblant de faire des trucs lentement et avec calme, mais en fait, ça fait mal et c'est la merde. On fait des trucs bizarres, avec un chien la tête en bas, une sirène qui se transforme en vache et à la fin, on me parle d'une lumière qui part des pieds et qui vient à la tête. On me dit de me détendre mais j'ai toujours peur de trop en faire dans la détente, alors je reste un peu stressé. A la fin, on repart en chaussette et en silence, avec des bougies qui nous disent au revoir. Point positif, il y a un peu que des filles qui font ce genre de cours, si cet environnement féminin peut être sympathique, je dois passer pour un pervers ou une petite fille refoulée. Le body pump : là on rigole moins, faut soulever du plastique avec du sable dedans en prenant appui sur du plastique. Il y a de la musique, c'est chouette, et on fait tout cela ensemble ; c'est une joyeuse communauté qui lève des poids et qui est toujours contente vu qu'elle manifeste parfois son enthousiasme en criant à l'unisson des Wah ou des Oui. Moi je crie pas, j'ai peur de perdre de l'énergie, ce qui pourrait provoquer la chute du plastique sur ma tête, ce dont je n'ai pas besoin. Il y a des filles et des garçons, beaucoup de monde, c'est chouette mais fatigant et puis il parait que cela ne permet pas de gonfler, alors j'évite. Le RPM : ça doit vouloir dire un truc genre Rounds per minute, enfin j'imagine, vu que des tours, on en fait plein. Le concept c'est super con, on pédale sur des vélos sans roues et on s'amuse à tourner la MOLETTE de l'enfer quand la personne toujours contente nous en donne l'ordre (normal qu'elle soit contente, elle a des super pédales qui collent toutes seules). Le RPM, c'est ma discipline préférée, la plus abominable, mais qui me fait reposer les yeux parce que tout cela se déroule dans le noir. Je ressors de là avec un coeur qui ne sait plus trop quoi faire, un cul mouillé par l'effort, les joues roses et une sudation excessive mais peu odoriférante, ce qui me rassure sur l'état général de mes toxines. Je déconseille la participation à ce genre d'ébats lorsque l'on a pris une violente charge la veille ... Derrière chaque séance de thérapie, il y a les organisateurs, ce sont des gens pas pareils que les autres, on les appelle conseillers sportifs dans le jargon. Ils sont pas comme les gens normaux parce qu'ils sont toujours sympa et ils sont toujours motivés pour faire bouger les névrosés que nous sommes. Moi je trouve louche qu'ils soient toujours sourires (m'enfin à voir la tête des patients, je comprends que cela puisse les amuser). Parmi les thérapeutes, il y en a qui sont rigolos, ils disent des trucs bizarres pendant leurs cours, ils s'expriment parfois avec des cris qui sont censés nous motiver, moi ça me fait peur, alors je dis rien et je retiens des sanglots d'angoisse. Ce qui est chouette, c'est que l'on est toujours super fort à la fin du cours, et si on avait des notes, on recevrait tous un 10. Mais je suis pas con, je me rends bien compte que ma souplesse ne me permet pas d'ouvrir les hanches comme la gentille dame au fond de la salle elle me dit de faire. Mais bon, j'accepte quand même que l'on me dise que je suis une star, parce que c'est la classe et puis merde. Une fois que l'on s'est bien félicité, on s'applaudit parce que nos performances étaient à la hauteur de nos ambitions. En tous cas, moi j'applaudis pas, je m'économise, et puis je préfère grandement utiliser mes mains pour taper sur un clavier et remercier par la même occasion ces gens qui sont toujours contents. 3月19日 Enlevé vivantUn mail reçu, ça parlait d'enlèvement. Comment refuser une telle proposition. Du train, de la gare, du train en dessous de la terre, de la voiture, du vin et Charles Ernest. Quelques mots échangés, une douche glaciale, le noir. Quelques mots retournés, des corps qui se rejoignent. Un thé, le départ, le train, la chambre, le portable sans batterie, l'attente, le journal, le métro. On s'arrête là, et dans le dernier wagon : un jean, un mal de tête, un arrêt, du manger, le délice de la chair. Une rejointe des corps, un matin qui se réveille, et c'est reparti pour un tour. La princesse travaille et moi je tourne encore. 3月14日 Pendant ce temps làA un an d'intervalle, je buvais du vin ; cette tête n'en finissait pas de tourner, et mon inconscience maladive ne faisait qu'entretenir cette rotation ... On m'a toujours prévenu des dangers de la gyroscopie. Je buvais du vin dans un endroit qui était légalement enfumé ; "et mon bisou du soir". La Méduse venait de frapper mon coeur qui se morfondait sans ses délicieuses interventions numériques ; à votre santé mes amis. Quelques heures plus tard, je rentrai le plus tranquillement du monde, accompagné de cet ami qui se sentait coupable d'avoir privé la terre de tant de richesses alcoolisées. Comme c'est un homme de conviction, il décida de rendre à la terre ce qu'il lui avait volé. Curieux sarcophage qu'un sac plastique ; l'absence de trou aurait causé la perte d'un enfant étourdi, la présence d'un trou aurait ruiné la caution d'une location. Fort heureusement, point de trou dans le sac plastique ; nous étions ce soir là de grands enfants. J'allumai avec une certaine négligence mon ordinateur, elle était là. Je lui ai parlé. Je ne me rappelle plus de cette discussion. Ou si peu, si trop, c'est à ce moment que j'ai pensé qu'il était vraiment dangereux de tourner. 3月9日 L'air en feu et l'empire de l'intérieurIl y a un an, l'air était toujours en feu; je repartis le jour du Seigneur, non sans avoir fait une introspection cinématographique dans mon intérieur. C'est dans la contemplation rémanente d'une paire de fesse et dans l'admiration d'une Vénus à la chevelure médusesque sortie des eaux que je regardais les poteaux défiler à 300 km/h. "Ca te dirait d'aller à la plage cet après-midi?". Pas plus que cela, seule ma Méduse vénusienne restait présente, le lapin blanc n'avait plus le même intérêt. Plutôt que de s'ensabler, autant rouler. Alors nous avons roulé; en roulant je n'ai rien vu, car depuis quelques jours, je tournais encore et toujours. 3月6日 One year agoL'année dernière, l'air était en feu. Je regardais la vie s'écouler; bizarrement je lui trouvais une couleur bleutée inhabituelle, pour moi qui la trouve toujours d'un marron consternant (même si cela plairait au chiot mangeur de merde). L'année dernière, je me promenais dans les galeries d'un inconnu qui ne l'est pas totalement, j'en suis fan, même si son environnement sonore est parfois particulier. "C'est trop glauque, je vous attends dehors". Alors je suis sorti, et j'ai vu que la vie était anormalement bleue. C'est à ce moment que j'ai commencé à tourner. Etait-ce le monde qui tournait autour de moi? Difficile de le dire. J'ai mangé de la Paëlla dans un endroit où il faisait froid. A défaut de boire, j'ai découvert la lumière dans l'obscurité d'une chambre; j'ai fermé mes yeux, pour mieux en saisir les contrastes, je les ai ouverts pour apprécier cette douce couleur apparue, fruit d'un hasard que je n'avais pas imaginé. Tout cela tournait tellement vite que j'avais du mal à en parler. 2月27日 Les morts au kilomètreLorsque j'étais moyen, c'est à dire plus grand qu'un petit, moins grand qu'un grand, il y a un monsieur qui est venu nous parler de son métier. Le gars, il est payé pour écrire des trucs intéressants sur du papier qui passe dans des machines rotatives. Et avant que je m'endorme, il nous a parlé d'un truc qui s'appelle la loi du mort-kilomètre. Comme je suis super sympatoche, je vous mets un petit copier/coller qui vous en dira plus et bien plus propre que moi : Un mort près de chez vous a plus d'intérêt que deux morts dans une autre ville, dix dans un pays voisin et un million dans un pays lointain, pauvre et méconnu (Rwanda). La multiplication des moyens d'information change-t-elle réellement cette loi? source:ici. C'est assez amusant, mais selon moi, cette loi du mort-kilomètre existe depuis longtemps, et elle s'appelle en termes plus jolis la célèbre loi du "loin des yeux-loin du coeur". Ce n'est pas tant l'éloignement qui me gène, et cet adage n'a jamais eu une véritable signification pour moi. Ce n'est pas l'éloignement qui me gène, c'est la proximité silencieuse qui m'obsède. C'est l'histoire de ce gus qui avait à bouffer en haut, à boire en bas, et qui est mort des deux car il ne pouvait rien atteindre, bref c'est un peu les boules ; d'un autre côté il avait filé à bouffer son fils à des invités, il abusait un peu l'ancien ... Perso j'ai rien fait de spécial, alors merde, filez moi une pomme ! 2月22日 This is not a testParce que je n'ai aujourd'hui pas envie d'écrire, et bien je n'écrirai pas. Ce seront donc mes petites mimines qui vont laisser dérouler ce qu'elles veulent dans la gueule des chiens qui regardent avec avidité ma voiture garée sur le parking de la voisine. Le vélo qui court à côté semble bien fatigué à l'idée d'en suivre les rayures. Le noir qui s'accumule autour des freins qui s'ennuient à rentrer en contact avec une excitante jante s'est (je reviens sur le noir) répandu sur les fenêtres de mon coeur. Si j'avais réussi à compter jusqu'à six, je pourrais savoir où j'en suis. Mais cela aurait été trop complexe et mangeur de temps (ou chrono phage pour la culture expansive). C'est donc à zero que le compte à bourres s'est arrêté. Ce n'est pas dommage, cela m'a permis de voir le chien manger ses veines. Il s'en porte pas plus mal, c'est moins joli qu'un ours en tapis de souris, mais on peut faire l'amour dessus. On choisira de préférence un partenaire de petite taille, le nain revenant à la mode avec le printemps qui s'achève. Je transpire abondamment sous les portes du soleil, c'est sur l'autoroute, au centre d'un cercle avec un panneau qui le dit. A un moment, il doit y avoir un soleil dedans, mais la voiture ne veut jamais passer au bon moment. Rien à faire de ces paysages, la dent de Crolles n'a pas eu sa petite souris, elle tient bien cette couronne blanche sur laquelle les salopards tracent des sillons cariogènes. Heureusement que la fonte des glaces fera remonter le niveau des océans, le commandant Coussetaud pourra se balader avec son épagneul dans les jardins de L'Élysée. J'ai toujours été surpris par ce chien qui était assez drôle. Les punitions du chiot (qui consistent généralement à foutre la truffe du jeune délinquant dans les déjections laissées sur le tapis perçant (très dangereux si vous êtes dans un immeuble le tapis perçant, vous incursionnez vos voisins sans vous en rendre compte...)) étaient pour lui des récompenses, il prenait un malin plaisir à manger sa merde lorsqu'on lui mettait le nez dedans. Ce chien s'aimait définitivement beaucoup. Et l'air de rien, c'est nous qu'on était dans la merde, car il lui arrivait de dégueuler ses déjections. Bon appétit si vous êtes à table. mes mains vont partir caresser des salades vertes. 2月17日 Parce que j'avais faim J'ai pensé à mon ami marchand de picole qui a décidé le 14 janvier de faire la grève de la faim (dont je vous parlais dans le billet du 13 janvier(mon petit côté Pierrette Bres ...euh... non, mon côté Elisabeth Tessier) .... En principe, s'il est resté sérieux il devrait au moins être à l'hôpital. Mais voilà qu'on en entend pas du tout parler à la téloche ou sur un quelconque média webisé. De trois choses l'une : - la presse s'en fout des gens qui meurent, ce qui est possible car ça meurt d'un peu partout dans la planète mais on ne nous dit pas tout, - les fumeurs sont de nouveau autorisés à clopiner dans les lieux publics (là encore la presse s'en fout), - notre ami le marchand s'est refoutu dans la boustifaille. N'attendez pas une conclusion de ma part, juste une petite citation: "Mourir pour des idées, d'accord, mais de mort lente" (de M. Brassens histoire de pas payer des frais de garde :s). 2月14日 EphémérideAujourd'hui c'est le 14 février. Il y a près d'un an que j'ai commencé à taper au hasard sur mon clavier pour balancer des choses à droite à gauche (toujours pour l'égalité du temps de parole). Vu que c'est un anniversaire (presque), je reprends donc mes habitudes pour vous dire qu'aujourd'hui c'est jeudi. Demain, c'est donc vendredi, et je vais manger du poisson, ce qui ne me réjouit pas particulièrement parce que je n'aime pas trop le poisson. Enfin ça dépend du poisson. J'en sais trop rien en fait. Passé ces considérations culinaires (un grand merci à Cyril Lignac pour ses conseils capilaires), j'en reviens au jour de la journée. Aujourd'hui, c'est un grand jour. Beaucoup vont rentrer avec des fleurs, des cadeaux, du champagne et des saucisses cocktails. Ce soir, c'est prévu cela sera orgiaque. Ca va crier dans les chaumières (ou simuler faut bien faire des efforts de temps en temps), les grandes eaux de Versailles, le bonheur des marchands de lessive (ça c'est pour vendredi après la multiplication des pains, faudra bien laver les draps souillés par les épanchements divers et variés). Pour moi aussi, cela devait être orgiaque. Je me suis fait des surprises, et j'avais prévu de mettre les petits plats dans les grands. Aux fourneaux, non pas un cordon bleu, mais deux cordons bleus ! Enfin aux fourneaux ... Disons que les cordons bleus devaient se trouver sur mes plaques électriques. Et voilà que Cupidon m'a fait faux bond. Un des cordons bleus à viré au rouge, un autre au vert façon moisissure contemporaine. Très déçu, je me suis donc rabattu vers le plat du célibataire, le porc en lardon, c'est que du bon. En plus ça rime avec Cupidon. Bref, des pâtes aux lardons, rien de tel pour débuter une soirée qui devrait se terminer en apothéose, mais je ne peux rien dire de plus parce que les jeunes lecteurs pourraient être choqués ... Je file, les ardeurs des partenaires n'attendent pas. 2月2日 No country for old men Je commence à me faire vieux, alors j'ai voulu voir si ce pays était pour moi. Ce qu'il y a de bien à aller voir un film tel que celui-ci un samedi après midi dans une salle d'une petite ville, c'est que l'on a de la place (les familles ayant choisi de faire plaisir aux petits en allant se cogner Astérix (qui me semble être quelque chose sans intérêt (pour ce troisième volet en tous cas)). Bref, nous étions sept dans la salle, parmi lesquels un couple qui n'a pas tout vu au film à ce que j'ai pu entendre.Bref, du sexe adolescent, il y en a, mais pas dans le film. L'histoire: c'est un gus qui chasse et qui tombe sur des types morts, des camionnettes avec de la drogue et une valise avec du pognon. Pas con, il prend le pognon, mais comme il était pas le seul à vouloir l'affaire, on se doute que ça va merder. Le chasseur est chassé par un autre chasseur, qui est plus psychopathe qu'autre chose. L'avis que j'en ai perso: tout simplement fabuleux. Tout est propre, ça coule pendant deux heures et je n'ai vraiment pas vu le temps passer. Et très honnêtement je ne sais pas pourquoi j'ai trouvé cela tellement chouette ... Ce psychopathe est assez drôle, le chasseur aussi, sa femme est adorable et le désert mexicain super grand. La fin est à voir avec attention (pas comme moi, j'ai merdé j'étais en train de penser à un autre truc et pouf générique de fin ...). Les chagrins diront que c'est pas rapide ... J'ai pas la même notion du temps. Vraiment un film que je conseille, ce qui n'est pas lui faire une bonne publicité mais bon, désolé :(. 1月28日 Mon repas de ce soirVoilà quelques temps que je n'ai pas mis à jour mes délicieux récits. L'inspiration m'a quelque peu quittée, suite à une espèce de crève qui ne souhaite pas me lacher, tout cela n'étant qu'une histoire de bronches. Quoi qu'il en soit, pour la première fois, j'ai décidé de vous parler de ma vie, et de ma passion. Ce soir, je vous le donne en mille (ou en sang), j'ai mangé de la saucisse (et oui pas grosse surprise pour ceux qui connaisse ma passion). Cette saucisse, je l'avais sortie de son petit congélateur. Cela faisait près d'un mois qu'elle miaulait tous les soirs (ce qui m'inquiétait un peu, c'est pas commun une saucisse qui miaule), m'implorant à venir rejoindre mon palais que tant de délicieuses ont déjà pu gouter. Mon conseil minceur de la soirée: avant de faire dorer la saucisse, laisser la tremper dans l'eau bouillante pendant une bonne dizaine de minutes. Vous verrez qu'elle perdra pas mal de gras, pour le plus grand bonheur de quelques rondeurs ... Une fois la bête égouttée, vous pouvez vous en occuper à l'ancienne. C'est ce que j'ai fait, quelques minutes à dorer dans une casserole (m'emmerdez pas avec les histoires d'une poêle, vous viendrez faire la vaisselle si vous y tenez tant). Pendant ce temps, j'ai fait cuire du riz (beaucoup car je me fais des doses pour deux personnes, sinon c'est lourdingue faut faire des divisions). Je me suis régalé d'une saucisse et de riz. Maintenant, mon ventre apprécie moins, je ne sais pas pourquoi, c'est souvent le cas chez moi, ma tête se heurte à l'étroitesse d'esprit de mon corps. Je comprends pourquoi qu'il y en a qui se coupe une oreille, ça doit détendre un max. 1月15日 Hystéro perversePetit mot composé bien amusant, particulièrement mis en lumière dans une bien belle émission de seconde partie de soirée. Quel joli couple de notre langue française ! Pour un peu j'en tomberais amoureux (je parle du joli couple, j'ai toujours aimé les trucs à trois ...) 1月13日 Quelques formules de bon aloi 2008, c'est toujours un changement dans la continuité dont je parlais il y a pas longtemps. Toutefois, 2008 sera l'année de certaines formules qu'il faudra avoir en tête pour être quelqu'un d'important. 1. Faire la grève de la faim : moyen de plus en plus pratique pour obtenir ce que l'on veut. Attention, cela ne marche pas très bien dans certains pays d'Afrique (Tchad notamment). En revanche, il semble que la France soit sensible à cette expression. Un député a tenté, ça fonctionne, les faucheurs d'OGM sont satisfaits, et là, il me semble que d'autres ont investi la voie. J'ai juste envie de faire un truc. Faire la grève de la faim contre la grève de la faim. J'hésite à me lancer dans l'affaire .... 2. User de la prétérition : expression que l'on pourra vraisemblablement placer dans certaines soirées (et pourquoi pas à l'occasion de bals costumés). S'applique particulièrement aux médias (euh, faut un s ou pas ???), quelque soit le vecteur de communication. Signification par l'exemple : "Non je ne vais pas vous faire un long discours sur le pouvoir d'achat" en introduction d'un discours d'une heure sur le sujet. Genre un peu comme si quelqu'un disait, on ne va pas parler de tel type, alors qu'il en parle. Genre comme si l'on ne voulait pas parler de l'omniprésence de quelqu'un, et pour ne pas en parler, on fait état de toutes les présences du-dit qu'on en parle pas. C'est complexe, un peu comme une mise en abîme (à mettre entre toutes les mains, celle là aussi). EDITION DU 14 JANVIER : Je vous l'avais dit hier ! Je viens d'apprendre (télématin) qu'un patron de café vient de choisir l'option 1 pour rentrer en résistance contre la loi anti-tabac ! A chaque jour sa grève de la faim, remarque, cela va être un frein à l'obésité, une baisse de la demande en produit de consommation courante, une baisse des prix à prévoir, et donc une relance du pouvoir d'achat ... Tout se tient dans notre écosystème. 1月8日 Ce ne sont que des marches Lorsque j'étais petit, je regardais des marches qui m'amenaient dans
une chambre au grand lit, pour moi qui était si petit. Je regardais ces
marches, qui portaient les cicatrices de quelques balles laissées par
des invités qui, au bout de quelques années, avaient décidé de quitter
les lieux. Lorsque j'étais petit, je regardais avec une angoisse
insoutenable des marches qui descendaient dans une cave qui abritait
des esprits déplacés. Ce n'étaient que des marches qu'une personne avait décidé un jour de ne pas emprunter ; descendant cinq étages en une seule étape, la gravité a gagné. Alors je regardais ces marches qui chaque jour me sauvaient d'une issue qui avait été jugée fatale dans la presse locale. Ce n'étaient que des marches que l'on nous faisait grimper, une par une, deux par deux, trois par trois, à cloche-pieds, retourné. Tout cela pour notre bien, augmenter une tonicité musculaire et galber le fessier. Je regardais ces marches comme un témoignage criant de la souffrance qui me rongeait les jours qui suivaient. Comme José Bové me fait la tête (depuis mes échauffements sportifs) et qu'il menace de faire la grève de la grève de la faim, j'ai décidé depuis quelques temps de ne plus emprunter l'ascenseur. Ce ne sont que des marches empruntées tous les jours, des marches grises formant un misérable escalier à la décoration sommaire. Si j'avais pris l'ascenseur ce soir là, qui sait, il serait peut être tombé en panne. Ce ne sont que des marches descendues une fois de plus, mais ce sont bel et bien les plus belles ... 1月3日 La bascule qui balance A toute nouvelle année son florilège et son bêtisier de l'année passée. La télévision n'a cessé de les chier à longueur de journée pendant les vacances scolaires ne faites pas les innocents. Pour ma part, j'ai déjà fait mon autopsie sixmestrielle (j'avais pas écouté ce cours au CE2, j'aimais pas les règles mensuelles (mon Dieu quelle horreur)) au cours de mon billet "La bascule de la balance" qui remonte à début aout. Alors je vous épargne les six premiers mois 2007. Au cours de ces six derniers mois, je pense qu'Arthus Bertrand et autre Nicolas Hulot ne sont pas mes amis. J'ai clairement satisfait au deuxième principe de la thermodynamique que j'ai jamais compris non plus (là j'étais malade à cause d'un beurre périmé). J'ai donc violemment augmenté l'entropie; j'ai énormément bougé mon corps, ce qui produit des échauffements qui se sont parfois propagés à des corps étrangers (qui par la force des choses ne le sont plus vraiment) ....... Résultat des courses, j'ai dépensé de l'énergie, ce qui m'a obligé de manger, d'allumer mes plaques de cuisson, de tirer de l'énergie issue de l'atome, et comble de malchance, j'ai peut être consommé du maïs, générant une pénurie des ressources maïssales incitant les groupes industriels à reprendre leur expérience sur des variétés transgéniques. Au final, si on a Yann Arthus Bertrand, José Bové, Greenpeace, Nicolas Hulot et moi même qui sont sur un bateau, je pense savoir qui va tomber à l'eau. Toutes ces gesticulations m'ont permis d'arrêter l'espace de quelques mois de penser, et je crois que c'est une solution pour se complaire dans un repos artificiel. Faut que je me bouge encore et toujours. Meilleurs voeux Nous sommes le 03 janvier de l'année 2008, il est 22h15, cela fait donc 2*24+22h15 = 60h15 = 60,25* 3600 = 216900 secondes que nous avons franchi le cap de la nouvelle année. En une nuit, chacun a effacé les petites douleurs des années précédentes (là il y a un piège ;)) et tout le monde se souhaite en veux-tu en voilà une bonne année. Moi j'y ai cru à la bonne année, mais après une vingtaine d'heures franchies, je constatai avec effroi que les gens n'ont toujours pas prévu de mettre les clignotants dans les rond-points. Alors j'ai compris que le passage à l'année nouvelle n'est pas une de ces belles frontières qui vous font dire qu'il y a un avant et un après. Le passage à la nouvelle année n'est qu'une continuité du temps (bordel ce que je suis intelligent pour arriver à une telle conclude). Alors je ne comprends pas pourquoi nous sommes obligés de nous souhaiter une bonne année ; si nous le faisons pas, nous sommes de sombres malotrus. Alors il faut souhaiter avec un sourire entendu la bonne année à ces gens qui nous inspirent qu'une indifférence honteuse (et pour lesquels nous ne sommes bien souvent guère plus). Mon conseil du jour : lorsque quelqu'un vous souhaite une bonne année, répondez-lui avec un sourire : "Et oui, c'est ce que l'on dit ! Bonne année à toi aussi". N'hésitez pas à rajouter une histoire sur la santé pour le gars et pour sa famille, ça coute pas grand chose sur le plan bilan énergétique et ça redore un blason altruiste qui s'était terni suite à votre refus de payer votre tournée pour la fin de l'année. Bonne année à tous, bonne santé à toutes et à tous, ainsi qu'à vos proches (là on est encore mieux que sur la famille, c'est cadeau de la maison). Ah au fait, le premier janvier, j'ai offert deux chewing-gums à des gens que je ne connaissais pas. Comme je leur ai dit, j'ai fait deux bonnes actions, je crois que j'ai mon compte pour l'année qui a commencé depuis 217980 secondes ... Youpi, le temps passe. 12月30日 Cadeau de Noël, petit poème Pendant ces fêtes de fin d'année, j'ai eu le temps de penser. J'ai même écrit un superbe poème que je vous laisse ci-dessous, il est super chouette et je dois avouer que j'ai été assez rapide pour le faire (genre 30 secondes) ... Un peu de l'écriture automatique, j'ai sans doute été touché par quelque chose de divin .... Bonjour Jean Louis, Hier il était deux heures Et je m'ennuyais fermement C'est alors que j'ai mangé du beurre Pour partir au firmament. Ce n'est point le bonheur qui m'attendait Juste une chiasse carabinée Causée par un beurre de quelques mois périmé. Je jure en ces lieux, Que plus jamais je ne mangerais de beurre, Ca file la chiasse et en plus c'est bien gras, Autant sucer des fleurs. Amis poètes bonsoir. 12月20日 La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumetteC'est le titre du deuxième volet d'une chouette trilogie : Millénium. Je vous en parlerai une fois la lecture des trois tomes terminés. Mais je ne peux pas m'empêcher de copier/coller un passage, ceux qui me connaissent comprendront pourquoi... "Contrairement à ce que s'imaginaient la plupart de ses amis, Mikael n'avait jamais été un dragueur. Dans le meilleur des cas, il signalait qu'il était là, et consentant, mais il laissait toujours l'initiative à la femme. La relation sexuelle venait comme une suite logique de la relation tout court. Les femmes avec qui il couchait étaient rarement des coups d'une nuit anonyme - et quand ç'avait été le cas l'exercice s'était révélé plutôt insatisfaisant. Les meilleures relations de Mikael étaient avec des personnes qu'il avait appris à connaître dans un contexte ou un autre et qu'il avait bien aimées. [...] Quand il était plus jeune, ses partenaires avaient souvent été plus âgées que lui, et une ou deux fois considérablement plus âgées et expérimentées." .... J'ajoute juste que dans le bouquin, il vit une relation avec une femme mariée (dont le mari est au courant) ... Ceux qui me connaissent comprendront très bien mon étonnement lorsque j'ai eu connaissance de ce passage .... Je ne vous félicite pas Par pure mégalomanie, je parcourais mes billets plein d'admiration pour moi-même. Et dans un billet qui parlait de Sisyphe, je parle d'un point pour lesquels les dérivées premières et secondes s'annulent ... Et personne pour me reprendre cette inadmissible faute. Je suis déçu, mais pour ceux qui recherchent quelques explications : Liens sur les extremums Franchement hein, me voilà bien malheureux, j'ai perdu tout penchant mégalomaniaque. 12月17日 Interpellation et autres bonnes actions Je me promenai dans un hall de voie ferrée lorsqu'un homme à l'ostensible gentillesse me tend un prospectus que je décide de poser à la poubelle. Ne voyant pas la gentillesse incarnée lâcher prise, je regardais avec attention le prospectus fait de papier recyclé: y figurait un ostensible 2 euros qui me fit comprendre que la gentillesse avait un prix. N'ayant point envie de faire profiter le doux ange de mes deniers, je décidai donc de laisser l'exemplaire dans les mains de cet ange ... Voyant que je ne souhaitais pas payer deux euros pour jeter un papier à la poubelle, j'ai senti son regard s'assombrir. Ce représentant m'a alors proposé des couches ou du lait en poudre. J'ai trouvé la démarche curieuse, n'ayant pas d'enfant et étant contre l'exploitation des vaches, je refusai poliment son offre. Le regard devint encore plus noir, mais celui qui était devenu en l'espace de quelques secondes mon ami n'était pas en manque de ressource, et me demanda simplement de la monnaie. Et comme je n'avais pas envie de donner quoi que ce soit, je refusai encore une fois d'accéder favorablement à sa demande. Ses yeux sont devenus d'un noir encore plus noir que dans le trou du cul d'un taureau par une nuit sans lune (ce n'est pas de moi, les frères Cohen vous seront reconnaissant de les remercier). C'est alors qu'il m'interpella : "Tu as déjà donné dans ta vie toi ?!". Je l'ai senti en colère, je l'ai trouvé méchant, j'ai répondu par l'affirmative, car j'ai déjà donné, mais pas pour me faire emmerder. J'ai compris que je n'avais pas été gentil avec cette brebis égarée. Aujourd'hui, j'ai aidé une fille à porter des bagages. J'espère avoir regagné des points pour le paradis. |
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