Rgi 的个人资料Le monde d'Estpharnia照片日志列表更多 ![]() | 帮助 |
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3月30日 La salle de sport C'est un truc assez grand dans lequel je transpire beaucoup. Il parait que c'est bien, moi cela me permet de galber mon fessier (une obsession sans doute) et le reste et puis surtout, cela me permet de ne pas penser. C'est avec délectation que je vais chaque soir (ou presque) dans ces vestiaires ou je discute intensément avec tout le monde en disant bonjour. Une fois changé (un short, un T-shirt toujours classe, des baskets hors d'usage), je rentre dans l'arène. Je commence par du bicloune, ça fait mal au cul, mais bon, il parait que c'est chouette (le tapis à courir, j'évite, ça ferait mauvais genre de faire un mauvais pas). Après, je vais prendre des poids et j'essaye de les soulever ou de les pousser ou de les tirer (au choix). C'est assez con comme concept, mais bizarrement ce genre de stupidité me permet de m'enfuir d'une farandole que j'ai du mal à supporter. Je soulève des poids, c'est ridicule et en plus, à côté des professionnels qui sont bien habillés et tout, j'ai un peu la honte, mais je suis moins rouge qu'eux. A la fin de ma séance de gonflage modéré, je rejoins le vestiaire, et quand j'ai vraiment le fun en moi, je rejoins le sauna. J'aime bien le sauna, enfin non, j'ai un peu peur des gens que l'on peut croiser là dedans (ma culture cinématographique m'influence sans doute un peu trop ...). Après 10 minutes passées à suer pas pareil qu'avant, je dis au revoir aux téméraires, je me rhabille, je me félicite d'avoir passé une heure et demi à deux heures sans tourner en rond dans ma cage. Un salut à l'accueil, et je me promets d'y retourner le lendemain, histoire de pouvoir avoir mes deux heures de vide. Ca c'est le cadre général. Comme dans toute thérapie, il y a les têtes à têtes avec son psy, et il y a les thérapies de groupe. J'assiste parfois à ces séances de reconstruction collectives, du plus calme au plus violent : Le body balance : ça c'est un peu super cool comme cours, on fait semblant de faire des trucs lentement et avec calme, mais en fait, ça fait mal et c'est la merde. On fait des trucs bizarres, avec un chien la tête en bas, une sirène qui se transforme en vache et à la fin, on me parle d'une lumière qui part des pieds et qui vient à la tête. On me dit de me détendre mais j'ai toujours peur de trop en faire dans la détente, alors je reste un peu stressé. A la fin, on repart en chaussette et en silence, avec des bougies qui nous disent au revoir. Point positif, il y a un peu que des filles qui font ce genre de cours, si cet environnement féminin peut être sympathique, je dois passer pour un pervers ou une petite fille refoulée. Le body pump : là on rigole moins, faut soulever du plastique avec du sable dedans en prenant appui sur du plastique. Il y a de la musique, c'est chouette, et on fait tout cela ensemble ; c'est une joyeuse communauté qui lève des poids et qui est toujours contente vu qu'elle manifeste parfois son enthousiasme en criant à l'unisson des Wah ou des Oui. Moi je crie pas, j'ai peur de perdre de l'énergie, ce qui pourrait provoquer la chute du plastique sur ma tête, ce dont je n'ai pas besoin. Il y a des filles et des garçons, beaucoup de monde, c'est chouette mais fatigant et puis il parait que cela ne permet pas de gonfler, alors j'évite. Le RPM : ça doit vouloir dire un truc genre Rounds per minute, enfin j'imagine, vu que des tours, on en fait plein. Le concept c'est super con, on pédale sur des vélos sans roues et on s'amuse à tourner la MOLETTE de l'enfer quand la personne toujours contente nous en donne l'ordre (normal qu'elle soit contente, elle a des super pédales qui collent toutes seules). Le RPM, c'est ma discipline préférée, la plus abominable, mais qui me fait reposer les yeux parce que tout cela se déroule dans le noir. Je ressors de là avec un coeur qui ne sait plus trop quoi faire, un cul mouillé par l'effort, les joues roses et une sudation excessive mais peu odoriférante, ce qui me rassure sur l'état général de mes toxines. Je déconseille la participation à ce genre d'ébats lorsque l'on a pris une violente charge la veille ... Derrière chaque séance de thérapie, il y a les organisateurs, ce sont des gens pas pareils que les autres, on les appelle conseillers sportifs dans le jargon. Ils sont pas comme les gens normaux parce qu'ils sont toujours sympa et ils sont toujours motivés pour faire bouger les névrosés que nous sommes. Moi je trouve louche qu'ils soient toujours sourires (m'enfin à voir la tête des patients, je comprends que cela puisse les amuser). Parmi les thérapeutes, il y en a qui sont rigolos, ils disent des trucs bizarres pendant leurs cours, ils s'expriment parfois avec des cris qui sont censés nous motiver, moi ça me fait peur, alors je dis rien et je retiens des sanglots d'angoisse. Ce qui est chouette, c'est que l'on est toujours super fort à la fin du cours, et si on avait des notes, on recevrait tous un 10. Mais je suis pas con, je me rends bien compte que ma souplesse ne me permet pas d'ouvrir les hanches comme la gentille dame au fond de la salle elle me dit de faire. Mais bon, j'accepte quand même que l'on me dise que je suis une star, parce que c'est la classe et puis merde. Une fois que l'on s'est bien félicité, on s'applaudit parce que nos performances étaient à la hauteur de nos ambitions. En tous cas, moi j'applaudis pas, je m'économise, et puis je préfère grandement utiliser mes mains pour taper sur un clavier et remercier par la même occasion ces gens qui sont toujours contents. 3月19日 Enlevé vivantUn mail reçu, ça parlait d'enlèvement. Comment refuser une telle proposition. Du train, de la gare, du train en dessous de la terre, de la voiture, du vin et Charles Ernest. Quelques mots échangés, une douche glaciale, le noir. Quelques mots retournés, des corps qui se rejoignent. Un thé, le départ, le train, la chambre, le portable sans batterie, l'attente, le journal, le métro. On s'arrête là, et dans le dernier wagon : un jean, un mal de tête, un arrêt, du manger, le délice de la chair. Une rejointe des corps, un matin qui se réveille, et c'est reparti pour un tour. La princesse travaille et moi je tourne encore. 3月14日 Pendant ce temps làA un an d'intervalle, je buvais du vin ; cette tête n'en finissait pas de tourner, et mon inconscience maladive ne faisait qu'entretenir cette rotation ... On m'a toujours prévenu des dangers de la gyroscopie. Je buvais du vin dans un endroit qui était légalement enfumé ; "et mon bisou du soir". La Méduse venait de frapper mon coeur qui se morfondait sans ses délicieuses interventions numériques ; à votre santé mes amis. Quelques heures plus tard, je rentrai le plus tranquillement du monde, accompagné de cet ami qui se sentait coupable d'avoir privé la terre de tant de richesses alcoolisées. Comme c'est un homme de conviction, il décida de rendre à la terre ce qu'il lui avait volé. Curieux sarcophage qu'un sac plastique ; l'absence de trou aurait causé la perte d'un enfant étourdi, la présence d'un trou aurait ruiné la caution d'une location. Fort heureusement, point de trou dans le sac plastique ; nous étions ce soir là de grands enfants. J'allumai avec une certaine négligence mon ordinateur, elle était là. Je lui ai parlé. Je ne me rappelle plus de cette discussion. Ou si peu, si trop, c'est à ce moment que j'ai pensé qu'il était vraiment dangereux de tourner. 3月9日 L'air en feu et l'empire de l'intérieurIl y a un an, l'air était toujours en feu; je repartis le jour du Seigneur, non sans avoir fait une introspection cinématographique dans mon intérieur. C'est dans la contemplation rémanente d'une paire de fesse et dans l'admiration d'une Vénus à la chevelure médusesque sortie des eaux que je regardais les poteaux défiler à 300 km/h. "Ca te dirait d'aller à la plage cet après-midi?". Pas plus que cela, seule ma Méduse vénusienne restait présente, le lapin blanc n'avait plus le même intérêt. Plutôt que de s'ensabler, autant rouler. Alors nous avons roulé; en roulant je n'ai rien vu, car depuis quelques jours, je tournais encore et toujours. 3月6日 One year agoL'année dernière, l'air était en feu. Je regardais la vie s'écouler; bizarrement je lui trouvais une couleur bleutée inhabituelle, pour moi qui la trouve toujours d'un marron consternant (même si cela plairait au chiot mangeur de merde). L'année dernière, je me promenais dans les galeries d'un inconnu qui ne l'est pas totalement, j'en suis fan, même si son environnement sonore est parfois particulier. "C'est trop glauque, je vous attends dehors". Alors je suis sorti, et j'ai vu que la vie était anormalement bleue. C'est à ce moment que j'ai commencé à tourner. Etait-ce le monde qui tournait autour de moi? Difficile de le dire. J'ai mangé de la Paëlla dans un endroit où il faisait froid. A défaut de boire, j'ai découvert la lumière dans l'obscurité d'une chambre; j'ai fermé mes yeux, pour mieux en saisir les contrastes, je les ai ouverts pour apprécier cette douce couleur apparue, fruit d'un hasard que je n'avais pas imaginé. Tout cela tournait tellement vite que j'avais du mal à en parler. |
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