Rgi's profileLe monde d'EstpharniaPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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November 23 Lavage de printemps Aujourd'hui, il était grand temps de laver mon linge. En effet, profitant du printemps qui arrive à grands pas, j'ai changé mes draps. Point d'espace pour stocker ceux qui étaient quelques peu souillés, il me fallait donc lancer le plus rapidement le lave-linge qui me rend de fiers services depuis quelques années. J'ai choisi un programme couleurs, pour du blanc c'est étonnant, mais c'est plus économique, et pour l'environnement, c'est toujours très pratique. Elle était là, à mes côtés, assise, son bras levé sur le canapé. Pendant que les programmes défilaient, je ne pouvais que l'écouter. Avec passion, j'essayai de comprendre, de boire et de m'imprégner de ses paroles, de pénétrer cette sensibilité qui m'a depuis le premier jour ébloui. Elle est belle autant qu'elle est forte, elle sait de quoi elle parle, mais ses paroles restent brouillées par le sale tambour de cette maudite machine à laver. Je l'entends avec difficulté, le bruit du tambour ne cesse d'augmenter. Je me concentre, et je comprends que le programme de cette saleté de machine va bientôt s'arrêter. C'est la période d'essorage, celle qui termine tout programme, le clou du spectacle, la fin du nettoyage. Ça y est le programme est terminé, mais depuis elle a quitté le canapé. Le silence a maintenant rempli la pièce, occupant l'espace laissé vide par celle qui a décidé de franchir la porte sans se retourner. C'est dans ce silence que je contemple les vêtements propres. Décidément, j'aime vraiment pas faire du nettoyage. Cheveux courtes et idées longues C'est un type qui chantait un truc comme cela. Ce type, il devait avoir les cheveux courts. C'était en cage qu'il était. Une cage jaune dans laquelle il s'ennuyait ferme, mais il s'en foutait pas mal. Se foutre pas mal de s'ennuyer ferme c'est paradoxal, c'est peut être qu'il ne s'en foutait pas vraiment. De temps en temps, on lui ouvrait la cage, alors il s'envolait, à droite à gauche. Un jour à Cuba, un autre en Afrique du sud, c'était de l'oxygénation, le reste du temps il glandait dans sa cage, à regarder la fumée s'échapper de son corps. Dans sa cage il avait de la visite, il regardait les gens, s'amusait à converser, mais globalement, qui s'en souciait, alors il s'en foutait. Dans sa cage jaune, il avait les idées longues. Les cheveux courts, je ne sais pas, je ne l'ai jamais vu. C'est un petit poulet, et c'est bien connu, les poulets ça assure un max, c'est pour cela qu'il a tout mon respect ! N.B. : pour ceux qui vont s'exciter à me dire que je me suis trompé dans le titre, cela me fait plaisir de leur avoir fait dépenser quelques calories dans l'action. November 12 Théâtre : Mon colocataire est une garce !L'histoire : Un trentenaire gentillet et simplet et célibataire est retrouvé par une ancienne copine du collège. La donzelle, qui vit une folle histoire d'amour avec un gars marié, va tenter de se pacser avec le benêt pour obtenir une mutation (la jeunette bosse dans l'éducation nationale) sur Paris : finie la galère pour être la maîtresse du vieux. Mon avis : Je suis toujours impressionné quand je vois des gens dirent des textes qui sont longs, cela me rappelle avec émotion mes meilleurs moments de récitations (ou mes premières humiliations publiques). A part cela, il m'est arrivé de rire, et cela est toujours plaisant lorsque l'on est en vie. Le titre de la pièce n'est pas approprié : c'est pas une coloc, c'est une fille qui s'incruste. En aucun cas, elle ne paye de loyer et donc selon moi, elle n'est pas en location. C'est une cohabitation. Ma cohabitataire est une garce eut été bien plus judicieux. Sinon, la fille qui joue dans la pièce est jolie, le gars qui joue dedans (dans la pièce, pas dans la fille) est très bien dans son rôle. Le scénario est parfois téléphoné, et certains pourraient regretter que certains passages aient été franchis en coupant quelque peu les virages. Et quand on coupe les virages, on salit la route avec la boue ramassée dans l'herbe. L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford :
L'assassinat
de Jesse James par le lâche Robert Ford :
Le cinéma, j'y suis allé avec mon complice de natation nommé ci-dessous. Comme le cinéma c'est cher, on a choisi un film bien long pour rentabiliser. 2h40 de spectacle, cela promettait grave (cela fait moins de 4 euros par heure, c'est presque donné). Le film est à l'image du titre, et sans trahir l'intrigue, à la fin, Jesse James est tué par le lâche Robert Ford (ben oui, c'est un peu téléphoné). Ce qui est bien quand on sait lire, c'est que l'on sait qu'il va mourir à la fin, donc lorsqu'on voit Robert Ford à l'écran, on se dit qu'il va tuer Jesse et on peut mieux voir comment il est lâche le Robert Ford. Globalement, pendant plus de deux heures, on voit Jesse James vivant. En fait, c'est un type pas très sympa mais assez attachant, non pas parce que c'est Brad Pitt (quoi que). Bref, deux heures à voir Jesse James, profitez-en car après il est mort. Vous ne verrez pas que cela dans le film, vous verrez de jolis paysages, et comme ils disent dans le métier, la photo est belle. Vous verrez aussi des têtes qui ont des trous dedans, c'est assez bien fait, et les coups de revolver sans silencieux de l'époque réveillent ceux qui se laissent trop bercer par les paysages très joliment filmés. Mon avis perso : Jesse James est tué par le lâche Robert Ford, mais en fait j'en suis pas convaincu. Jesse James se suicide et c'est Robert Ford qui appuie sur la détente. Du coup, Robert Ford n'est pas forcément un lâche, mais un facilitateur. Quoi que ... En fait, si Robert Ford était né juste un siècle plus tard, il aurait fait la star academy. Robert Ford ne cherche qu'à devenir l'idole de ses compatriotes en tuant celui qui est tant recherché. Au final, Robert Ford retombe bien vite dans l'ombre et on peut dire que ça le calme. Ma cabane au Canada
Paris
c'est chouette. Je suis allé y faire un tour assez important, histoire de me
balader et de regarder les gens dans la rue.
Et puis comme j'étais dans une ville grande, je me suis dit qu'il serait bienvenue
que je me culture. Alors je suis allé me culturer. J'ai culturé mon corps en
faisant de la piscine (j'aime m'épanouir en milieu aqueux). Et comme j'étais
gentil avec un type avec lequel j'ai remué bras et jambes, je me suis vu offrir
une place de cinéma et c'était chouette. J'ai aussi regardé des gens qui
faisaient comme s'ils vivaient dans la vraie vie mais devant des gars qui
payent pour regarder (les parisiens appellent cela le théâtre). |
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